Cloture du Festival Fnac Indetendances 2007

Interview Adanowsky

Interview Marcel et son orchestre

Interview Izabo

Interview Les Suprêmes Dindes

Interview Stuck In The Sound

Interview de Susheela Raman

Marcel et son orchestre sur scène

Susheela Raman sur scène

Stuck In The Sound sur scène

No snif

Non, je ne verserai pas ma petite larme, j’ai les glandes lacrymales en panne. La faute aux Marcel, qui m’ont fait me trémousser de rire. J’en ai encore des soubresauts, j’en suis encore toute chamboulée.

Adanowsky, Bertrand Belin, Daphné, Izabo, Champion, Wax Tailor… Quel beau palmarès tout de même cette année. On en a pris plein les oreilles, plein les mirettes : Merci à tous, Merci à la Fnac sans qui ce festival n’existerait pas. A l’année prochaine ?

Le Petit Prince… Izabo

Je me suis dit hier soir qu’Izabo allait à merveilles avec le Papillon du décor. Honnêtement. Sincèrement. Cette nonchalance, la certitude que tout va bien se passer, que la chasse aux papillons est un jeu d’enfant : non, les membres du groupe n’avaient pas oublié leur filet hier soir. Des papillons multicolores ont envahi la foule, dés les premières notes lancées à tout va : récolte de leur dernière chasse.

Entre la disco orientale et le rock psychédélique, Izabo offre une palette colorée aux oreilles des passants. « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c’est pas des blagues » : semble nous susurrer Izabo, avec l’humour des sages. La jeune femme au clavier l’applique à la lettre avec une décontraction exemplaire : les touches du clavier viennent se faufilier entre ses doigts l’air de rien ; elle est assise en tailleur derrière son instrument. A la cool. Tranquille. Secouant ses grelots comme on fait des bulles de savon.

Il y a chez Izabo de la comptine d’enfants pour adultes. Au petit prince Izabo, moi j’aurais envie de dire : « Dessine-moi un mouton orange-fluo ou bleu comme tes chaussettes » et je crois bien qu’il y mettrais en plus des ronds roses.

Décompte d’années lumières

Des petit gars venus de Québec qui n’économisent par leur énergie. Voilà grosso modo ce que j’aimerais dire de Galaxie. Ca ne les empêche pas de faire du rock galactique et même inter-galactique. Exemple : entre les guitares électriques et le petit pantalon vichy de Mamie – d’à côté – combien y’a-t-il d’années lumières ? Et quand mamie, qui suit attentivement le concert à mes côtés, se met à chanter « padam, padam », le nombre d’années lumières ne triple pas, il quadruple !

Chez Galaxie, il y a quelque chose de primitif, qui étonnamment nous rappèle à notre fibre commune la plus humaine. C’est ce que j’ai réalisé en observant Mamie d’à côté chantonner, guillerette.

A moins que ce ne soit ce petit air de Led Zep qui mette Mamie dans une telle forme, ou bien la rock and roll attitude des jeunes hommes sur la scène sachant aussi swinger qui ait d’emblée séduit Mamie-d’à-côté…

Dindes gratinées

Les suprêmes dindes : c’est le staff du secrétariat de ton taf, en stage à la ferme de Condom, centre de la France. Choucroutes, chignons, lunettes façon Assistante de Direction sont de la partie. Mais ce sont les guitares électriques qui donnent aux dindes leur suprématie très rock.

Tès vite, les dindes se lâchent. Or un lâché de Dinde sur scène et suprêmes, ça donne ça : transformation de choucroute en crête de dinde et plumage de tailleurs. Notre dinde chanteuse - qui ressemble beaucoup à Stéphanie de Monaco, soit dit entre nous -, se met à poil ou presque : un soutien-gorge léopard et une nuisette verte, pour tout plumage désormais.

Quand notre chanteuse, sexy du corps, mais également de la voix, reprend « Je suis libertine » de Mylen Farmer, mon regard est attiré par une bande de jeunes à perruques multicolores. Ils sont très chahuteurs ces petits jeunes, pogottant à qui mieux mieux. La Dinde suprême prem’s, celle qui chante, semble y retrouver ses petits, puisqu’elle saute dans la foule, se laissant happer, porter par des mains sortis du tas. Un tableau que l’on pourrait intituler : « Dinde prenant un bain de foule ».

Crise de Marcellite

Les Marcel, c’est le genre de gars super-cool que tu hésites longuement à présenter à tes parents. C’est vrai, à moins d’avoir une crise de marcellite aiguë, je vois mal maman tomber dans les bras d’un futur gendre qui a régulièrement une fringale de perruque. Mais heureusement papa n’était pas là, et maman non plus, j’ai gardé la perruque qui sent la sueur de mon Marcel préféré, toute la nuit sous ma nuisette. N’allez pas croire que je suis folle ! Non, je suis atteinte de la marcellite, temporairement. Je vous laisse, ma perruque m’attend, je vous enverrai une cassette de notre prestation à toutes les deux, quand on danse en faisant bouger ses cheveux devant ma glace .

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